"Pour survivre, les Himbas doivent avoir les pieds enracinés dans leurs traditions et les voix qui portent jusqu’aux grands pays au-delà de la grande mer..."

Kovahimba, l'association ayant pour but d'aider les Himbas, peuple nomade de Namibie
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Les Himbas

La richesse des Himbas

Pasteurs semi-nomades, les Himbas vivent et pensent pour accroître le troupeau.

Un Himba n’est rien sans bétail”, dit un proverbe Himba. Le bétail est en effet au centre de toute la vie des Himbas. Son enclos est situé au centre même du kraal (campement Himba), les huttes sont disposées autour de manière circulaire et, du matin jusqu’au soir, vaches et bœufs errent librement entre les cases. C’est pour être aussi belles et aussi fortes que les vaches rousses, réputées être les plus résistantes, que les femmes Himbas se couvrent quotidiennement le corps d’ocre (otjize) et de graisse (omaze). Il existe plus de cinq cents mots dans le langage Himba pour désigner le bétail.
 
Aujourd’hui encore, les Himbas tirent l’essentiel de leur subsistance de leurs troupeaux. Ils se nourrissent du lait des vaches et de viande. Avec le cuir des vaches et des bœufs, les Himbas se confectionnent des ceintures, des besaces, des couvertures et des parures. Les jupettes des femmes sont faites de peaux de mouton. Mélangée à de la terre, la bouse de vache sert à construire des cases qui restent chaudes en hiver et fraîches en été. Surtout, le bétail est un symbole de statut social. Un homme sans bétail, ou qui en possède très peu, n’est pas respectable. Le mot Tjimba, qui signifie Himba sans bétail, est considéré comme une injure. Mais plus que tout cela encore, le bétail est pour un Himba le moyen de se réaliser complètement, en tant qu’individu. Un Himba entretient une relation intime et unique avec chacune de ses bêtes.
 
La production vivrière reste inexistante, car elle contraint les individus à une forme de sédentarisation. Les seuls espaces cultivés se trouvent autour du village du chef de circonscription qui forme avec sa famille un noyau sédentaire. Le travail des champs incombe aux femmes et la culture principale, voir unique est le mil. Les céréales ou le tabac leurs sont donnés en échange de quelques vaches ou chèvres.
 
Pendant la saison humide, les Himbas vivent aux alentours des points d’eau temporaires. Ils se dispersent par tout petits groupes (parfois seulement une ou deux personnes) avec une partie du bétail et partent dans les montagnes en suivant la pluie, à la recherche de nouveaux pâturages. Leur parcours de pâturage varie d’une année sur l’autre et il est impossible de donner avec exactitude le tracé de leurs migrations.
Les Himbas essaient d’utiliser les points d’eau temporaires le plus longtemps possible et d’arriver le plus tardivement dans l’année autour des points d’eau permanents, afin que ceux-ci contiennent encore de l’eau à la fin de la saison sèche. C’est rarement le cas. Les Himbas arrivent généralement dans les campements permanents à la fin du mois de Juin. Les campements sont alors beaucoup plus regroupés, et plus peuplés. C’est à cette époque-là qu’ont lieu la majorité des cérémonies.
 
Le nomadisme des Himbas est un excellent système de rotation. Le docteur Paskin, vétérinaire, note que, dans des conditions normales, les Himbas ne laissent jamais leurs animaux brouter plus de la moitié de la longueur de “l’herbe des Bochimans” (Stipagrostis spp), une plante très appréciée par le bétail. Dès que la moitié de la longueur des herbes a été mangée, les bergers emmènent leurs bêtes ailleurs. Le résultat est que les pâturages sont en bien meilleur état dans les régions habitées par des Himbas que dans le reste du Kaokoland, et ce malgré le fait que les précipitations y soient souvent plus rares. L’érosion des sols est aussi beaucoup moins importante.
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